Le Pin Refus d’obtempérer, excès de vitesse près de Lisieux … La course poursuite se termine par la confiscation de la moto

03/02/2017 à 16:07 par fredleterreux

Le motard a comparu jeudi dernier devant le tribunal de Lisieux. (Photo d'archives).
Le motard a comparu jeudi dernier devant le tribunal de Lisieux. (Photo d'archives).

Qualifiée de « confuses et embrouillées » par le procureur et de « mensonge éhonté » par le président, les explications avancées par Grégoire n’ont pas convaincu les juges du tribunal correctionnel de Lisieux, hier jeudi 2 février 2017 : bien qu’il se défende d’avoir été au guidon lors des faits, le motocycliste s’est vu confisquer sa puissante moto. L’infirmier âgé de 25 ans est condamné en outre à 3 mois de prison avec sursis et 6 mois de suspension de permis. Il écope d’une amende de 270 € pour les infractions.

En poste sur la commune du Pin le 4 octobre dernier à 16 h 15, les gendarmes de Lisieux constatent qu’un motocycliste roulant à 136 km/h – retenu 129 km/h – franchit une ligne continue au cours du dépassement de plusieurs véhicules. A la vue des militaires, le pilote continue sa route en direction de Lisieux, accélérant son allure pour tenter d’échapper au contrôle. La petite route où ont lieu d’importants travaux routiers est alors le théâtre d’une course poursuite entre le pilote et les forces de l’ordre qui l’ont pris en chasse.

15 mètres de freinage

Le gyrophare et la sirène actionnés, un feu rouge de chantier réglant une circulation alternée, des dérapages… rien ne fera ralentir le bolide qui, quittant la départementale, prend la direction de Saint-Philbert-des-Champs. Le deux-roues s’engouffre alors dans un petit chemin à gauche. C’est là qu’il finira brutalement sa course – les enquêteurs relèveront une trace de freinage longue de 15 mètres – couché sur le bas-côté, devant une maison où les gendarmes verront le pilote se réfugier. La propriété où vit le prévenu avec ses parents.

« Je crains pour ma santé »

Interpellé immédiatement ce dernier « très agité et tremblant de partout » comme le noteront les militaires, explique qu’il n’est pas le conducteur de la moto. Souffrant d’une entorse au genou gauche, il l’aurait prêtée à quelqu’un pour faire une sortie de groupe. Lors de son audition Il ne dévoilera pas l’identité de celui qui se serait alors enfui vers la campagne. « Je ne veux pas dénoncer un ami », martèle l’infirmier à la barre du tribunal, avant de se montrer plus pragmatique : « Je crains pour ma santé. Il m’a menacé …C’est quelqu’un de violent ».

Il indiquera seulement que « son ami » habite dans la région, ce qui aura pour effet de faire bondir le président dubitatif : « La région… elle commence à Cherbourg… ». Acceptant d’être plus précis à défaut de se montrer coopératif il corrigera : « la région de Lisieux ».

Moto confisquée

Bien que l’avocate du prévenu ait soulevé l’imprécision du rapport de gendarmerie indiquant le fait que le fuyard était entré dans la maison alors qu’il s’agissait du garage indépendant, le tribunal a considéré qu’un faisceaux d’indices établissait la responsabilité du prévenu. Grégoire

a été condamné une peine de 3 mois de prison avec sursis et 6 mois de suspension d’un permis de conduire qui ne comptait que 4 points. Il devra s’acquitter de trois amendes pour un montant total de 270 €. Enfin, sa moto récente – un cadeau d’anniversaire – a été définitivement confisquée.

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